Organiser les jeux des enfants

Ces 5 astuces vous permettront d’en finir avec le bazar et l’ennui. Parce que oui, en tant que parent, il y a deux choses qui nous agacent au plus haut point (juste après le dentifrice encore une fois dans le fond du lavabo et la bouteille de jus remise vide au frigo) : se prendre un coin de lego sous le pied et cette phrase mythique « je m’ennuie je sais pas quoi faire » alors qu’il y a plus de jeux dans sa chambre que dans un magasin la semaine précédent Noel…

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A la maison, des petites habitudes ont permis de réduire le bazar et de renouveler l’intérêt pour les jeux sans avoir à investir dans des nouveautés tous les quinze jours.

Astuce numéro 1 : Faire le tri des jouets !

Rien de mieux que de se débarrasser du superflu pour retrouver la valeur de ce que l’on possède ! (A noter qu’on parle là des jeux et livres des enfants mais c’est valable également pour nos affaires). C’est également l’occasion de se débarrasser de ce truc cassé, de ce machin pour bébé ou de ce bidule vraiment très laid qui prends la poussière.

Âges oblige, j’adopte des techniques bien différentes sur ce point avec Mlle et MR E.

Le plus simple (et rapide). Pour Mlle E, je réunis tous ses jouets et commence par ranger dans un placard les jeux qu’elle n’utilisera que dans quelques mois. Pour rappel, elle a 9 mois à l’heure où j’écris ce billet. Un âge donc où les besoins et les intérêts varient très vite. Puis, je mets de côté, dans une caisse ou un carton, tout ce qu’elle n’utilisera plus car elle est trop grande. En ce qui concerne les jouets abîmés, je les retirent du circuit dès que je constate le défaut. Et voilà ! Le tri est fait pour la demoiselle !

Passons dans la chambre d’à côté… où à 7 ans presque et demi, je n’ai plus aucun pouvoir de décision, mais surtout où trier et donc choisir, ça s’apprend !

J’applique avec Mr E la technique des 3 boîtes. La première, la plus grande, est étiquetée « NON ». La seconde, de taille moyenne « Peut-être  » et la petite dernière « oui ». L’idée est de prendre chaque objet et de se demander est ce que je veux le garder. Il se glisse alors dans la boîte à la réponse correspondante. La taille des boîtes va influencer votre enfant sur la quantité de choses à garder/jeter. Surtout les premières fois lorsque vous triez plusieurs années d’accumulation.

Attention à deux points tout de même : laisser votre enfant faire ses propres choix et ne le laissez pas faire totalement seul ! Restez avec lui pendant ce tri, car c’est une tâche longue et difficile que d’apprendre à choisir. Il ne vous viendrais pas à l’esprit de le laisser seul face à son livre de lecture en lui disant « tu viendras me voir quand tu auras fini ». Dans le meilleur des cas il le fait à la va-vite sans se concentrer, et dans le pire il fond en pleurs seul devant la complexité de la tâche ! Restez, encouragez le, et faites de cet instant un bon moment. Et ensuite, si il veut garder cette peluche défraîchie et trouée offerte par la grande tante Roseline mais donner son camion de pompier téléguidé, celui là même avec lequel il joue tous les week end, laissez le faire. Et assumer son choix. Ici, MR E a trouvé plus facile et même beaucoup plus gratifiant de se séparer de jeux quand il a su qu’ils seraient revendus pour pouvoir en choisir des nouveaux ou offerts à des enfants qui n’en ont pas ou peu.

La caisse peut-être ? C’est une caisse bonus qui va permettre de faire tampon et d’assouplir les choses. C’est la marge d’erreur qu’il se permet quand il ne sait pas. La toute première fois où nous avons fait ce tri, il nous a réclamé trois objets de cette caisse qui lui manquaient dans ses jeux. Il a pu les récupérer…. en les échangeant contre d’autres gardés !

Astuce numéro 2 : instaurer un roulement

Alors que pour MR E, le roulement se fait naturellement quand il demande un jouet de la caisse « peut être », il est nécessaire d’avoir un peu plus d’organisation pour permettre à la demoiselle de redécouvrir ses jeux régulièrement.

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Pour cela j’ai adopté une séparation par quart au début. Puis mon tri s’est affiné en 5 tas.

J’espère qu’après l’astuce 1 vous n’aviez pas tout re-rangé dans la chambre car je vous invite à ressortir tout ce que vous souhaitez garder ! Et faire des tas par type de jeux : les livres d’un côté, les trucs qui roulent, ceux qui se mâchouillent, ceux qui s’empilent…etc Pour ma part, ça donnait quelque chose comme ça au dernier rangement !

1) sélectionnez quelques jouets faciles à transporter pour s’occuper dans la voiture, la salle d’attente du médecin ou n’importe où où vous aurez besoin d’aller ! Et rangez les tout de suite dans votre sac spécial sortie.

2) répartissez tout le reste en 4 paquets équilibrés. Par équilibrés, j’entends avec une même quantité et dans lesquels figure un peu toutes les catégories. Ces tas s’appellent A B C et D. Ils sont la base de votre roulement puisque 2 tas seront en vacances dans le placard et un quart des jouets sera renouvelé chaque semaine. Pour être plus concrète, la semaine 1, A et B sont en circulation, semaine 2, B et C, semaine 3 C et D… etc

Dans les faits, il m’arrive d’oublier de faire la rotation certaines semaines, ce n’est pas grave ! Mlle E ne s’en est pas plainte 😉 A l’inverse, elle a été malade quelques jours, j’ai donc changé TOUS ses jouets (elle mâchouille absolument tout) et j’ai eu le temps de les laver et désinfecter sans la priver puisque j’avais mes lots en repos dans le placard !

Certains jeux et matériels qu’elle ne manipule qu’avec l’adulte restent en permanence en accès. Et c’est ok aussi. L’idée est bien de ne pas vous encombrer encore plus l’esprit. Faites comme ça fonctionne le mieux pour vous ! Mais surtout faites le nous partager en commentaire pour nous donner des idées ! 😉

Petite info post-scriptum d’une professionnelle de la petite enfance : finalement, le roulement n’est pas la meilleure solution à envisager puisque trop de changement peut insécuriser l’enfant. Privilégiez d’avoir peu de jouets (vive l’astuce 1) que l’enfant maîtrise, en ajoutez-en quelques uns de temps en temps. Une base connue et stable est meilleure pour son développement 😉 Cela est d’autant plus vrai dans les périodes de nouveauté comme un déménagement, un changement de mode de garde ou d’habitude de vie !

Astuce numéro 3 : catégoriser et étiqueter

La catégorisation est une base importante au langage, mais également au rangement ! En effet, c’est notre premier critère de tri. Regardez par vous même, ouvrez vos placards, la vaisselle et vos vêtements ne sont pas au même endroit. Et probablement que vos assiettes sont rangées avec vos assiettes et vos verres avec vos verres ! Vous avez fait là des sous-catégories !

Apprendre à catégoriser n’est pas si naturel et c’est l’entrainement qui permet d’acquérir cette compétence. Un entrainement au réel avec du tri par couleur, par matière,par taille quand ils sont petits, puis par catégories lorsque vous rangez AVEC votre enfant pour le guider en lui expliquant les objets de la cuisine, le linge, les affaires d’école, les livres…etc
Si ces grandes catégories paraissent évidentes, c’est beaucoup moins le cas des sous-catégories… Là où une bibliothécaire va ranger ses livres par nom d’auteur, vous allez peut-être les ranger par taille, votre conjoint par couleur et votre enfant… vous ne savez pas, mais pour lui, c’est rangé ! A moins d’avoir besoin de ranger vous même certains articles (c’est le cas des vêtements de Mr E que je range quand il est absent), je vous encourage à respecter la logique de votre enfant OU à continuer de faire avec lui.

En revanche, lorsque vous avez besoin que tous les membres de la famille rangent de la même manière (parce que chercher 25 minutes où votre minipousse a mis son maillot de bain, et que retrouver les sacs poubelle dans le tiroir à chaussure vous laisse sans voix), LA seule solution qui fonctionne la plupart du temps c’est l’étiquette !
Cette simple petite bande va permettre d’identifier au premier coup d’oeil où doivent aller les choses. La tâche rangement deviendra alors plus rapide et donc moins contraignante. En bonus, vous ne passerez plus 15 minutes à chercher la poignée de la casserole, ni 5 de plus pour le couteau à beurre.

Nous avons eu (et avons encore) plusieurs versions. Ici dans la chambre de Mr E, avec des dessins mis en place avant qu’il ne sache lire (et même maintenant avec la fatigue et autre, c’est quand même plus confortable).
Ici la version tiroir (le simple mot inscrit sur un bout de masking tape/scotch à peinture) utile dans la cuisine ou dans les commodes de linge. C’est plutôt discret et a l’avantage d’être facilement modifiable.
Et enfin, la version jolie étiquette déco. Nous n’en avons plus ici donc l’image vient de pinterest.

Et vous, comment faites-vous pour que vos colocataires rangent comme vous ? Donnez nous vos idées en commentaire ou partagez vos photos de placards sur la page facebook 🙂

 

Astuce numéro 4 : Routine du rangement

Vous avez moins de choses à ranger, vous savez où elles se rangent mais… à la fin de la journée/semaine, c’est toujours (un peu) Bagdad dans la chambre… Et lui qui en début de semaine trouvait tous ses jouets bien rangés et n’avait plus le temps de s’ennuyer commence de nouveau à tourner en rond. Ou plutôt à zigzaguer et enjamber les jeux au sol.

Vous commencez à me connaitre, surtout si vous avez lu mon article sur le temps juste ici pour les adultes et là pour les enfants, en prévoyant un temps spécialement pour ranger, vous êtes sûre de ne plus passer à côté.

Avec Mr E, une fois par semaine est largement suffisant puisque sa chambre est avant tout son espace et que nous n’y entrons que pour serpiller et changer les draps (il aspire seul le jour du rangement). Nous avons donc prévu un créneau spécialement pour.

Avec Mlle E, la tâche est bien plus difficile, puisqu’elle est dans sa phase « vider », les boîtes, les paniers, les étagères… par terre bien sûr. Et que paradoxalement, en plein apprentissage de la marche, elle a besoin d’un sol sans embûches.
Nous avons donc choisi de ranger une fois par jour, le soir avant de se coucher pour marquer la fin de la journée.

Petit conseil partagé par une éducatrice de jeunes enfants, ne rangez pas après lui, ne rangez pas en son absence. En effet, ce n’est pas parce qu’un enfant pose un jouet quelque part (genre dans le passage entre sa table à langer et son lit) qu’il a fini de jouer avec. D’où, aussi, les disputes du « mais je jouais avec » « mais non il l’a posé » « mais non c’est moi qui l’avais »… Si c’est nécessaire, déplacez l’objet en sa présence, sous ses yeux. C’est valable même lorsque votre loulou est petit !

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Et si votre salon ressemble à … ah non j’ai rien dit, ne ressemble plus à rien, ne vous en faites pas, c’est aussi ça être parent : lâcher prise quelques heures de temps en temps.

Ici ça ressemble à ça… alors qu’on aimerai vous montrer tout autre chose… si cette petite réalité peut vous aider à chasser la culpabilité 😉

 

Astuce numéro 5 :
Responsabilisez les

Bon, Mlle E est encore trop petite pour être considérée comme responsable de son monde. En revanche, pour Mr E et Papa, c’est une toute autre histoire.
Je suis sûre que vous aussi vous passez un temps fou à ranger après eux… Mais tous les jours vous recommencez, et recommencez, et recommencez encore. Et après tout, pourquoi rangeraient-ils puisque vous le faites pour eux ?

La solution trouvée ici est celle des boîtes/sacs et j’avoue l’appliquer aussi à mes affaires.
Je m’explique.

Lorsque quelque chose traîne, n’est pas rangé, et que je n’ai pas le temps/l’envie de le faire immédiatement, je met tout dans un carton, au nom de son propriétaire. Ainsi, à la fin de la journée/semaine, chacun peut prendre son « tas de trucs qui traînent » et les ranger.
Certes, c’est encore vous qui initiez le déplacement des objets, mais c’est un début ! Autre avantage, vous avez une vision objective de qui laisse traîner ses affaires.

Etape supérieure, lorsque cette mise au panier est redondante…. faire disparaître les choses ! C’est notamment vrai avec les jouets de Mr E (surtout les fragiles et ceux avec des petits éléments que Mlle E s’empresse de mettre à la bouche).87560484_570993796820253_579414706255560704_n
C’est par exemple le cas aujourd’hui, où le canapé s’est transformé en ferme et le sol en garage : pendant que Mlle E déchirait et bavait sur les coloriages laissés à sa portée, j’ai saisi un sac poubelle et y ai glissé tous les jouets non rangés malgré la demande de la veille. Je ne jetterai bien sur pas ses jouets, mais les voir dans un sac lui fait tilt. Parfois, je les met juste dans un carton que je range quelques jours hors de sa vue ! Si on aime ses jeux, on en prends soin n’est ce pas ? Les laisser traîner, ce n’est pas les respecter, il n’aurai pas idée de laisser dormir ses doudous sur le sol de la cuisine ou négligemment entassés sous un coussin dans le salon.
Depuis que je fais cela, il oublie beaucoup moins de ranger. Ou alors il prends le soin de les placer en hauteur, là où il les retrouvera facilement pour reprendre son jeu le lendemain !

Après tout, au vue du temps que nos enfants passent avec leurs jouets, ceux-ci méritent d’être un peu choyés vous ne pensez pas ?
Et chez vous, quelle place ont les jeux, jouets, doudous et autres activités autonomes ?

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